Fermes verticales : une solution écologique?

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Une nouvelle façon de concevoir notre alimentation : les fermes verticales. / Photo via civileats.com

Depuis plusieurs dizaines d’années, une nouvelle façon de produire nos aliments émerge : les fermes verticales. En effet, ces nouvelles agriculteurs, souvent situées en ville ou en périphérie sont souvent considérés comme plus écologiques, dans le sens où celles-ci ne détruisent pas la biodiversité des milieux naturels et des hectares de forêts comme l’agriculture intensive des campagnes, mais également nécessaire aux futurs besoins massifs de nos sociétés urbaines ; puisqu’en 2050, près de 80% de la population vivra en ville. Ainsi, quel fonctionnement se cache réellement derrière ces nouvelles agricultures? Pourraient-elles être une réelle solution à différents problèmes de notre société?

Fonctionnement

Comme indiqué précédemment, les fermes verticales sont aujourd’hui construites pour accueillir différentes agricultures sur différents étages – d’où le terme de “verticale” – le tout rendu possible par de puissantes LED, imitant l’action du soleil sur les différentes plantes cultivées, distribuées sur ces différents paliers. Les plantes y sont placées dans des bacs en suspension et en rang serrés, ne dépendant donc généralement pas de la terre du sol, et sont alimentées par l’eau dans laquelle leurs racines baignent constamment, c’est l’hydroponie, ou bien sont directement pulvérisées avec de la brume, c’est l’aéroponie. Le tout se produit dans un environnement clôt et contrôlé par plusieurs professionnels, où la température, l’humidité et l’air sont constamment analysés et régulés, afin d’optimiser le rendement des différentes cultures.

Vers un futur plus responsable?

Bien évidemment, ce système d’agriculture verticale possède ses inconvénients ; celle-ci coûte relativement cher, dépend majoritairement de l’énergie électrique – une journée de coupure électrique serait dévastatrice puisque les récoltes seraient perdues – et la pollinisation ne s’y produit pas, car les insectes pollinisateurs, comme les abeilles ou les bourdons, ne peuvent pas accéder à ce type de milieux clos. Néanmoins, la plupart de ses aspects sont négligeables en comparaison des atouts de ce système.

En effet, que ce soit une indépendance totale de la météo extérieure, l’optimisation de la consommation d’eau nécessaire à la production des plantes ou encore le rendement bien plus conséquent qu’une agriculture classique, le tout dans un environnement propre et sans produits chimiques et pesticides, car les plantes n’en auraient pas le besoin pour se protéger des maladies et insectes, réduits dans ce type de milieux. De plus, celle-ci permettrait de réduire considérablement l’impact de l’homme sur l’environnement des campagnes, puisque les cultures se feraient sur différents étages dans des espaces clôt comme des immeubles, en pleine ville. Ainsi, les fermes verticales offrent déjà une perspective de réponse aux besoins alimentaires massifs de nos sociétés de demain.

Sources : thebalancesmb.com /