Les enjeux de l’obésité dans notre société

Partager ce sujet →

L'obésité, l'un des plus grands enjeux de notre monde contemporain.

L’obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975 et l’on prévoit en 2030, d’après la progression actuelle, plus d’un milliard d’individus en obésité à l’échelle de la planète, si bien que certains parlent même d’une “épidémie” d’obésité. Quelles en sont alors les causes et les conséquences? Comment cette accumulation anormale et excessive de graisses a-t-elle été globalement provoquée? Comment peut-elle nuire à la santé et quels en sont les moyens d’agir contre cette crise?

Causes

Le surpoids et l’obésité sont avant tout provoqués par un déséquilibre entre calories dépensées et calories consommées. Évidemment, chaque personne est différente ; la génétique, certains pathogènes et vécu personnel et psychologique font que certains individus ont tendance à accumuler davantage et plus rapidement de masse que les autres. Cependant, ces phénomènes ne font qu’augmenter depuis les dernières décennies ; cela est majoritairement dû à une chose : le changement de notre société.

En effet, depuis les années 70, nos modes de consommation ont radicalement changé, les aliments hypertransformés, à forte densité énergétique, riches en graisses et en sucres, des grandes marques et chaînes de distribution dominent actuellement le marché, puisqu’ils sont relativement moins chers que les produits naturels et non transformés. De plus, l’évolution croissante de notre société, entrainant l’expansion urbaine et des moyens de transport de plus en plus accessibles et sophistiqués nous incitent à adopter une inactivité physique au quotidien.

Conséquences

Les conséquences de cette augmentation du surpoids et de l’obésité sont nombreuses, particulièrement sur la santé des individus. Si la maladie la plus connue provoquée par cette accumulation excessive est le diabète (de type 2), celle-ci entraine également des maladies cardiovasculaires (première cause de décès en 2012), des troubles musculosquelettiques (comme l’arthrose, une maladie dégénérative des articulations très invalidante) ou encore certains cancers (comme celui de l’endomètre, des seins, des ovaires, de la prostate, du foie, de la vésicule biliaire, des reins et du côlon). De même, ces aspects affectent la qualité de vie et peuvent directement entrainer des problèmes psychologiques tels que la dépression ou une faible estime de soi.

L’obésité, si elle est infantile, est associée à de plus grandes chances d’obésité, de handicap voire de mort prématurée à l’âge adulte. En addition à ces problèmes s’ajoutent de possibles difficultés de respiration, de plus hauts risques de fractures, de l’hypertension voire des effets psychologiques.

Comment agir face à cette crise?

Bien évidemment, il y aura toujours un moyen de lutter contre cette crise mondiale et ses conséquences sur la santé. Cependant, il est important de mentionner que des environnements favorables sont essentiels pour orienter les choix des gens et donc, prévenir la surcharge pondérale et l’obésité. En effet, si l’action à l’échelle individuelle est souvent répétée en boucle (manger plus sainement, bouger plus…) et joue, certes, un rôle décisif dans le contrôle de la masse corporelle, cela est plus compliqué lorsque l’accès à ce mode de vie sain est limité. À l’échelle de la planète, les industries agroalimentaires jouent un rôle décisif dans ce qui est actuellement entrain de se passer et toutes, pour limiter cette crise, doivent agir. Notamment :

– en réduisant la teneur en matières grasses, en sucres et en sel des produits transformés ;
– en veillant à ce que des choix sains soient disponibles et abordables partout et pour tous ;
– en limitant la vente des aliments à forte teneur en sucres, en sel et en graisses, notamment les aliments destinés aux enfants ;
– en garantissant la disponibilité de choix alimentaires sains et en soutenant la pratique régulière d’une activité physique sur le lieu de travail.
 
Si la crise actuelle de l’obésité a été provoquée par l’industrie agroalimentaire, elle ne pourra alors se terminer uniquement si celle-ci commence d’abord par changer sa façon de produire, penser ses produits et les commercialiser.

Sources : nature.com / nhs.uk / who.int