Tout sur le sommeil

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Qu'est-ce que le sommeil, et quel lien crucial a-t-il avec l'organisme?

Qu'est ce que le sommeil?

Le sommeil est un état physiologique périodique de l’organisme (notamment du système nerveux) pendant lequel la vigilance est suspendue et la réactivité aux stimulations amoindrie. On distingue une phase de sommeil lent, profond et réparateur, et une phase de sommeil paradoxal, appelée REM (Rapid Eye Movement) caractérisée par l’apparition des rêves.

Quelle est son importance?

Un bon sommeil est certainement l’une des conditions les plus importantes pour que notre organisme fonctionne correctement, de même qu’une bonne alimentation ou une activité physique régulière par ailleurs. En effet, celui-ci assure aussi bien la santé physique que mentale des individus, tout en diminuant fortement les risques de nombreuses maladies mortelles.

Chez les enfants, le sommeil permet la création des hormones de croissance et favorise la maturation cérébrale avec une durée de sommeil paradoxale plus longue pour mieux apprendre, trier et mémoriser. À tout âge, il permet d’assurer un bon fonctionnement du système
immunitaire, tout en permettant d’améliorer l’humeur et la vigilance.

On peut en effet parler de sommeil “réparateur”, mais qu’est ce que signifie réellement? On sait que le sommeil permet au corps de reprendre de la force après nos journées, mais en réalité cela va bien au-delà. Celui-ci permet en effet de régénérer tous les tissus de la peau, de même que les os et les muscles. Le sommeil est alors le meilleur remède “anti-âge” pour lutter contre le vieillissement mais aussi pour se remettre d’une blessure.

Combien d'heures de sommeil?

Le nombre d’heures de sommeil nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme varie selon l’âge, et des spécificités de chaque individu. D’une manière générale, il semble que la durée semble diminue avec les années.

Alors qu’un nouveau-né dormira environ 16 à 19 heures par jour, un jeune adulte aura seulement besoin d’environ 8 heures de sommeil au quotidien. Ce chiffre diminuera à 7 heures en moyenne pour les personnes âgés.

Malgré ces approximations, il n’existe pourtant pas de réponse universelle pour un âge en particulier, chaque individu étant différent, c’est à chacun de trouver son propre rythme idéal, tout en prenant compte d’autres caractéristiques, telles que le temps d’endormissement (qui augmente en général avec l’âge) ou encore la proportion du temps de sommeil léger/sommeil lent profond.

Comprendre les rêves

La phase du sommeil dite paradoxale est une période où les ondes électriques du cerveau sont rapides, et où le tonus musculaire disparaît entièrement. De plus, celui-ci produit un mouvement oculaire rapide, d’où le terme REM (Rapid Eye Movement). Cette période, représentant environ 20% du sommeil global, joue un rôle primordial dans le maturation du système nerveux et dans l’augmentation des capacités de stockage en mémoire. Celle-ci est également connue pour être le moment privilégié des rêves.


Rythme de l'actvité cérebrale pendant un cycle de sommeil.

La raison de l’apparition des rêves reste l’une des grandes questions sans réponse de la science comportementale. De nombreux chercheurs s’accordent à dire que le rêve est un moyen de consolider la mémoire et de réguler l’humeur, à la manière d’une thérapie fonctionnant du jour au lendemain et se basant sur des facteurs psychologiques de notre quotidien, que ce soit de simples faits, des problèmes (stress au travail) ou certains changements brutaux (rupture, mariage, décès).

Il existe de nombreux aspects liés aux rêves, tels que les rêves lucides, les cauchemars, les terreurs nocturnes, le somnambulisme et bien plus…

Les rêves lucides, d’où leur nom, se caractérisent par la prise de conscience de l’individu quant au fait qu’il se trouve bel et bien dans un rêve. Les bienfaits de cette approche du rêve sont nombreux, puisque le sujet peut alors contrôler son rêve comme bon lui semble, que ce soit pour développer sa créativité, gérer ses émotions ou son manque de confiance en soi, gérer certains problèmes psychologiques ou même améliorer certaines aptitudes sportives ou compétences en tout genre, telles que l’adaptation sociale.

À l’inverse, il existe les cauchemars, qui plongent l’individu dans un état incontrôlé de mal-être et de crainte. D’autant plus que celui-ci est souvent embarqué dans un danger de mort imminente. Le cauchemar se produisant dans phase de sommeil REM, cela empêche toutefois que la personne se mette à crier pendant son cauchemar.

Mais il existe pire encore, la terreur nocturne ; celle-ci plonge l’individu dans un épisode de confusion et de peur intense, poussant la victime à crier, se débattre et écarquiller les yeux alors même qu’il est encore endormi et que l’on puisse tenter de le réveiller.

Il est important de différencier cauchemars et terreurs nocturnes ; à l’inverse du cauchemar, qui laisse une empreinte confusionnelle et marquante le lendemain, la terreur nocturne ne laisse aucune trace de son passage et le sujet ne pourra pas se souvenir de celle-ci, allant même jusqu’à l’amnésie totale du rêveur au sujet de sa nuit précédente. Celle-ci s’apparente d’ailleurs au somnambulisme dans ce sens.

Pour sa part, le somnambulisme est un état situé entre l’éveil et le sommeil, caractérisé par l’activité des membres responsables du mouvement du corps tout en conservant l’inconscience du sommeil. Les dangers du somnambulisme peuvent être nombreux, puisque l’inconscience du sujet peut le pousser à agir dangereusement pour les autres et lui-même avec ce qui l’entoure. Ainsi, lorsque l’on a à faire à un dormeur somnambule, il est important de fermer toutes les issues possibles (portes et fenêtres) en installant même des sécurités spécialement conçues pour ce type de cas, de même que de ranger tout objet coupant, pointu ou toxique, susceptible d’être dangereux pour sa santé et celle de son environnement. Contrairement à la croyance commune, réveiller un somnambule est sans gravité. Cependant pour éviter toute désorientation et stress au réveil, il est préférable de le reconduire vers son lit sans le brusquer.

De même que pour la terreur nocturne, le dormeur somnambule ne se souvient jamais de ce qui s’est déroulé après un épisode du genre.

Comment mieux dormir?

Notre société actuelle n’a jamais été aussi connectée qu’auparavant, et cela se caractérise par la présence d’écrans, allant des télévisions jusqu’aux smartphones, partout autour de nous. Les avantages de ces appareils étant nombreux : accès à l’information, contact avec les autres de même que se faire des amis, ces aspects nous poussent à consommer parfois jusqu’à très tard ces ressources presque illimitées de nos appareils.

Pourtant, au niveau du sommeil, ceux-ci libèrent des lumières bleues, interférant avec notre horloge biologique interne, qui signale a notre corps lorsqu’il est temps pour lui de dormir. Le plus de temps nous passons sur les écrans, spécialement le soir, le plus de lumière bleue nous absorbons, ce qui engendre alors un décalage du sommeil puisque la mélatonine (hormone du sommeil) n’est pas libérée, ce qui engendre alors une certaine insomnie. Ces problèmes peuvent, au long terme, conduire à des risques de dépression, notamment chez les jeunes.

Même si cela peut paraître compliqué, il est ainsi important de réduire sa consommation d’écran, spécialement le soir avant de dormir. Optez plutôt pour de la lecture, un peu de sport (sans excès) ou même de la méditation…

Bien évidemment, il existe d’autre aspects nocifs à un bon sommeil, tels que le stress, la chaleur, la prise de caféine, du bruit ou de la luminosité. Il est ainsi très important d’optimiser son environnement, son alimentation et même son activité, pour obtenir un bon sommeil réparateur.

Sources : sleepfoundation.org / sommeil.org / myessaypoint.com